Edition mise à jour
le 5 Octobre 2004

Jean Fage
Jean Fage

AmisMFP
courrier
chez le Président
Fondateur du Musée
André Fage
Conservateur en chef honoraire
4 rue du coteau
91570 BIEVRES
Email: andre.fage@wanadoo.fr

Association culturelle fondée en 1960, déclarée le 6 avril 1989,
J.O. du 3 mai 1989 agréée par le Ministère des Finances le 24 mai 1994
Siège social au Musée Français de la Photographie à Bièvres

Statuts Article - 1 Objet et but de l'Association.
L'Association dite «Les Amis du Musée Français de la Photographie» a pour objet l'enrichissement
des collections du Musée, leur mise en valeur ou leur représentation dans des manifestations
photographiques tant en France qu'à l'étranger. Sa durée est illimitée.

Histoire du Musée

L'HISTOIRE du MUSEE FRANÇAIS de la
PHOTOGRAPHIE et de ses COLLECTIONS
Par André Fage, Fondateur

Ayant fait des études d'ingénieur, mon père: Jean Fage, a trouvé dans la Photographie: de la mécanique, de la chimie et de la composition artistique et documentaire.

En 1949, à mon retour du service militaire, nous avons décidé d'unir nos amis et relations, dans une association pour partager nos connaissances photographiques.

Les membres ayant leurs domiciles dans toute la banlieue sud, de Versailles en passant par Bièvres et Paris, nous avons inventé le titre de «Val de Bièvre» et déclaré le «Photo Club du Val de Bievre».

Dès 1950 nous avons recherché et acheté les éléments pour faire connaître à nos élèves cette histoire; donc bien avant 1960, date officielle de création du Musée. Puis, par suite d'un malentendu, notre Photo Club ayant été expulsé de son local municipal bièvrois, le Maire de Bièvres nous a offert un local dans la mairie. Ayant aménagé un Club à Paris, pratique pour réunir les membres, mais ne voulant pas refuser le cadeau de la municipalité, mon père et moi avons décidé d'y ouvrir le «premier Musée consacré à la photographie».

La presse et la télévision en ayant parlé, des donations nous ont été proposées qu'il fallait aller chercher aux domiciles des personnes, ce que j'ai fait, puis les inscrire et, bien entendu, les en remercier. Et nous avons acheté ce que l'on nous proposait.

Pour l'administration et l'ouverture chaque jour de l'année, ce fut la famille Fage mon père, ma mère et moi qui tenions la permanence et donnions des explications bénévolement durant des années. Nous avons été soutenus par des milliers de personnes qui nous ont apporté leurs souvenirs de famille avec «tout leur cœur».

Nous avons été guidés et encouragés d'abord par Monsieur Jean Adhemar, Conservateur En Chef à la Bibliothèque Nationale, puis par la Direction Des Musées qui nous a conseillé et envoyé des représentants dont Monsieur Jean Habert, conservateur et nous avons été soutenus par toutes les autorités (Préfets et Présidents du Conseil Général).

L'Association, pour aider à la gestion, du Musée Français de la Photographie a été déclarée le 10 février 1964 à la Sous Préfecture de Palaiseau.

L'inauguration du «Premier Musée Français de la Photographie». situé dans la Mairie de Bièvres eut lieu le Dimanche 7 juin 1964, illustrée par la première «Foire à la Photo», grande manifestation annuelle, en plein air, présentant plus de 200 artistes photographes (dont les plus célèbres présents à leur stand, en particulier Man Ray, Pierre Ichac, Emanuel Sougez, Paul Almassy, Lucien Laurelle, Harry Meerson, Marcel Bovis) et bien d'autres encore.) venant du monde entier et présentant plus de 6000 photographies pouvant être appréciées par le public.

Le 22 mai 1966, inauguration d'un monument, en hommage à Nadar qui réalisa la première photographie aérienne en 1858 au dessus de Bièvres.

Le Musée a été agréé par le Ministère des Affaires Culturelles (Direction des Musées de France) le 22 janvier 1968, au titre des Musées contrôlés; car auparavant, André Malraux regrettait que la Photographie ne releva pas de lui mais de son collègue le Ministre de l'Industrie.

En 1969, à l'occasion de la «6ème Foire à la Photographie», nous avons créé le «1er Marché International des Occasions et Antiquités Photographiques», qui remporte un immense succès s'amplifiant chaque année et augmentant considérablement le nombre de nos visiteurs.

les bénévoles au travail

les bénévoles au travail

les mêmes en caravane publicitaire pour la 3eme foire

les mêmes en caravane publicitaire pour la 3eme foire

Jean Fage dans son bureau

Jean Fage dans son bureau

la première implantation du musée dans une annexe de la mairie de Bièvres

la première implantation du musée dans une annexe de la mairie de Bièvres

En 1972 le Conseil Général a pu acquérir la propriété du «Val Profond», dans de très bonnes conditions, le locataire, Monsieur Raymond Longérinas alors Maire de Bièvres, lui ayant fait don de son bail commercial.

Par délibérations du 19 juin et du 11 décembre 1972, le Conseil Général de l'Essonne s'est prononcé favorablement pour l'installation du Musée dans son immeuble départemental, sis à Bièvres, 78 rue de Paris, au lieu dit «Le Val Profond» dans un pare d'environ 5.000 m2 comprenant un bâtiment principal de 350 m2 utiles sur trois niveaux où seront exposées les collections présentées au public. Les pièces mises en réserve seront conservées à la fois dans des bâtiments annexes en mauvais état et dans d'autres bâtiments départementaux.

Enfin, le Conseil Général de l'Essonne décidait par délibération du 18 juin 1973 de confier la gestion du Musée à l'Association du Musée Français de la Photographie.

Il est évident que la construction du grand bâtiment nécessaire au Musée Français de la Photographie, tel qu'il est envisagé, ne peut être réalisé qu'avec l'aide financière de la région (en particulier, par les départements limitrophes Hauts-de-Seine et Yvelines) et, de l'Etat

La Commission départementale du Département de l'Essonne s'est prononcée dans ce sens, par une délibération prise le 4 avril 1974, en vue de l'étatisation du Musée, étant donné la nature même de ses activités et de l'intérêt qu'il a suscité. Cette éventualité qui ne pourrait se concrétiser que par une décision ministérielle, provoquerait une modification du statut de l'établissement.

Par une délibération du Conseil Général de l'Essonne en date du 4 avril 1974 et une convention passée le 14 juin 1974 entre le Département et l'Association du Musée Français de la Photographie, le Musée a été reconnu comme «Musée Départemental Concédé et Subventionné» par le Département de l'Essonne.

le musée tel qu'il était depuis 1972

le musée tel qu'il était depuis 1972 jusqu'n juin 2003 avant fermeture pour travaux
les annexes à droite sont dans leur état d'origine, inutilisables

Jean et André Fage

Yolande Fage
à la 1ere foire


Jean Fage à la 1ere foire

Man Ray et
Jean Fage
à la 1ere foire

Harry Meerson
et Jean Fage
à la 1ere foire


Le Conseil d'Administration, sur proposition du Bureau nomme un Directeur et un Conservateur, et, conformément à la réglementation en vigueur, les deux fonctions peuvent être distinctes ou cumulées.

Les deux fonctions sont cumulées par décision du Conseil d'Administration du 21 mai 1974, en la personne de Monsieur André Fage.

Par arrêté du secrétaire d'Etat à la culture en date du 16 décembre l974, Monsieur André Fage est inscrit sur la «liste d'aptitude» aux fonctions du personnel scientifique des Musées contrôlés, paru au Journal Officiel du 21 décembre 1974.

Par arrêté du secrétaire d'Etat à la culture en date du 27 mars 1975, Monsieur André Fage est chargé des fonctions de conservateur du musée français de la photographie de Bièvres (Essonne), musée contrôlé de 2ème catégorie. publié au Journal Officiel du 27 avril 1975.

Les statuts de l'Association, après les modifications demandées par les autorités de tutelle, ont été approuvés dans leur rédaction le 26 mai 1976 par le Ministère des Affaires Culturelles.

Après plus de 12 années de vie, seule et grâce au dévouement bénévole des fondateurs, dans la Mairie de bièvres, le Musée s'installe dans la propriété départementale du 78 rue de Paris à Bièvres,. bien qu'elle soit encore trop petite pour y réaliser ses projets.

En conséquence, le Ministre de la Culture, a été saisi de ce problème par le Président du Conseil Général, par le Préfet à plusieurs reprises et par le Président de l'Association du Musée. Plus récemment, le 26 juin 1981, il devient possible d'envisager l'édification du Musée national pourrait être édifié sur un terrain de la commune de Bièvres mis en réserve foncière par le Maire, puis acquis par le département. Ce terrain est situé près du Rond-point du Petit Clamart, à proximité des départements des Yvelines et des Hauts-de-Seine, sur un lieu historique d'où Nadar a effectué la première photographie aérienne à bord d'un ballon.

Les Relations Contractuelles entre le Département et le Musée sont définies par une convention de gestion passée entre le Département, représenté par Monsieur le Préfet dûment habilité par une délibération de la Commission Départementale du Conseil Général en date du 12 novembre 1981 et de Monsieur le Président de l'Association du Musée. Ce document a fait l'objet d'un échange de lettres, (15 janvier et 10 février 1982.).

Avant son départ pour le Sénat, le Président du Conseil Général de l'Essonne, Monsieur Jean Simonin fit voter les crédits, acheta le terrain de Bièvres et lança le concours architectural pour le Musée.

Par Convention signée le 19 mars 1986, le Conseil Général de l'Essonne et l'Association du Musée Français de la Photographie ont défini les conditions de gestion et de développement du musée que mon regretté père et moi-même avons créé, constamment enrichi de nouveaux apports et fait largement connaître.

1986 - Première subvention de fonctionnement du Conseil général pour le Musée.

L'acte de transfert, au bénéfice du Département de l'Essonne, de la propriété des collections du Musée Français de la Photographie stipule la condition suspensive et obligatoire imposée par la Direction des Musées de France:

Ce transfert de propriété est accepté dans la perspective de la construction d'un Musée départemental de dimensions conformes aux nécessités muséographîques en cours; au cas où ce Musée ne serait pas construit dans un délai de sept ans, l'Association reprendrait ses droits et propriété

  • Ce transfert de propriété est accepté dans la perspective de la construction d'un Musée départemental de dimensions conformes aux nécessités muséographîques en cours; au cas où ce Musée ne serait pas construit dans un délai de sept ans, l'Association reprendrait ses droits et propriété

Le 21 décembre 1990, par lettre de Monsieur le Président du Conseil Général de l'Essonne il demande à l'Association du Musée:

«L'acte de transfert tombera donc en annulation le 19 mars 1993».

«Je vous demande donc de soumettre au Conseil d'Administration la prolongation de l'acte de transfert jusqu'en juillet 1995, ainsi que les propositions suivantes»:

la construction du Musée se ferait à Bièvres en deux tranches dont la première d'une superficie de 7000 m2 serait utilisable dès 1995-1996. La seconde tranche donnerait au Musée sa dimension définitive d'une superficie de 20.000 m2. Monsieur André Fage, actuel Conservateur en Chef du Musée, tout en continuant à être salarié de l'Association du Musée, se verra attribuer le grade de Conservateur en Chef Départemental du Musée avec la fonction de Directeur d'Etablissement afin d'assurer un meilleur fonctionnement au Musée Français de la Photographie. C'est pourquoi je suis très attaché, au moment même où, atteint par la limite d'âge qui conduit les conservateurs de musées contrôlés à faire valoir leurs légitimes droits à la cessation d'activité, vous puissiez être assuré par mes soins du respect scrupuleux des termes de la convention précitée, laquelle prévoit en son article 111-2 que, «continuera à apporter ses conseils et son concours en tant que conseiller technique, le Conservateur Fondateur Monsieur André Fage, après sa carrière de conservateur, avec paiement des frais ( ... ). En effet, je souhaite que vous puissiez me transmettre vos propositions relatives à la configuration de la mission de conseiller technique que vous allez assumer en application de cette convention, ainsi que vos souhaits de rémunération de ladite mission, afin que lorsque le conservateur qui vous succédera prendra ses fonctions, le cadre de votre intervention future soit précisément arrêté et connu de lui, comme de tous les interlocuteurs du musée. Je ne saurais concevoir en effet le fonctionnement à venir du musée sans une puissante synergie entre l'activité du conservateur et la vôtre.»

  • la construction du Musée se ferait à Bièvres en deux tranches dont la première d'une superficie de 7000 m2 serait utilisable dès 1995-1996. La seconde tranche donnerait au Musée sa dimension définitive d'une superficie de 20.000 m2.
  • Monsieur André Fage, actuel Conservateur en Chef du Musée, tout en continuant à être salarié de l'Association du Musée, se verra attribuer le grade de Conservateur en Chef Départemental du Musée avec la fonction de Directeur d'Etablissement afin d'assurer un meilleur fonctionnement au Musée Français de la Photographie.
  • C'est pourquoi je suis très attaché, au moment même où, atteint par la limite d'âge qui conduit les conservateurs de musées contrôlés à faire valoir leurs légitimes droits à la cessation d'activité, vous puissiez être assuré par mes soins du respect scrupuleux des termes de la convention précitée, laquelle prévoit en son article 111-2 que, «continuera à apporter ses conseils et son concours en tant que conseiller technique, le Conservateur Fondateur Monsieur André Fage, après sa carrière de conservateur, avec paiement des frais ( ... ).
  • En effet, je souhaite que vous puissiez me transmettre vos propositions relatives à la configuration de la mission de conseiller technique que vous allez assumer en application de cette convention, ainsi que vos souhaits de rémunération de ladite mission, afin que lorsque le conservateur qui vous succédera prendra ses fonctions, le cadre de votre intervention future soit précisément arrêté et connu de lui, comme de tous les interlocuteurs du musée.
  • Je ne saurais concevoir en effet le fonctionnement à venir du musée sans une puissante synergie entre l'activité du conservateur et la vôtre.»

Le 11 mars 1993, le Conseil d'Administration de l'Association (de gestion) du Musée Français de la Photographie a accepté par deux fois de prolonger le délai imparti au Conseil Général de l'Essonne, à savoir: - du 19 mars 1993 au 19 mars 1994 puis par décision du 28 juin 1994, confirmée en date du 12 octobre 1994: - puis du 19 mars 1994 au 19 mars 1995

Dans sa séance du 10 mars 1995, le Conseil d'Administration délibère et adopte la résolution suivante:

«Le Musée n'étant pas réalisé à la date du 19 mars 1993, l'Association est en droit de considérer l'acte comme caduc.»

«Depuis mars 1993 le Département de l'Essonne a, de manière constante, confirmé son intérêt pour le Musée de la Photographie et démontré son intention de créer le Musée Départemental qui abriterait les collections dont la valeur mondiale a été reconnue par l'Etat (Direction des Musées de France) et par la Région Ile-de-France (Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Ile-de-France).»

«Toutes ces mesures sont importantes et le Conseil d'Administration, qui s'en félicite remercie le Département.»

«Sur un plan formel on ne peut considérer que la situation soit telle que le transfert des collections puisse être encore aujourd'hui effectif et le Conseil d'Administration en manifestant toute sa confiance au Département pour l'avenir regrette qu'il ne soit pas possible d'effectuer ce transfert à ce jour.»

«Sa décision est de ne pas continuer de proroger dans le temps chaque année les dispositions prises par l'acte du 19 mars 1986; mais les étapes déjà franchies et «celles qui sont envisagées permettent d'être plus explicites et d'avancer.»

«le Conseil demandé que l'Association de Gestion du Musée de la Photographie continue à être intégrée aux différentes phases de création du Musée et de voir «prolongée la Convention du 14 avril 1986 moyennant un avenant définissant le rôle de l'Association après le 14 avril 1996, tant en ce qui concerne la réalisation du «projet qu'en ce qui concerne l'animation du futur Musée (expositions, manifestations. etc.).»

«Le transfert de la propriété des collections dont le principe défini par l'Acte du 19 mars 1986 n'est pas remis en cause, s'effectuera en prenant en Compte la «réalisation de la condition suspensive (construction d'un grand musée mettant en valeur les collections et permettant la réalisation des activités muséographiques complémentaire.»

Et, 16 ans plus tard:

En juin 2002, le musée a accueilli les quartrièmes Rencontres Internationales Exakta organisées par l'Exakta IHAGEE Club de France. André Fage, membre d'honneur, conduit la visite de son musée

En juin 2002, le musée a accueilli les quartrièmes Rencontres Internationales Exakta organisées
par l'Exakta IHAGEE Club de France
André Fage, membre d'honneur, conduit la visite de son musée

SITUATION EN JUIN 2002

L'Association (de gestion) du Musée Français de la Photographie, pourtant gestionnaire du Musée et encore propriétaire des collections, n'a pas été associée aux projets du Conseil Général.

Les inventaires détaillés ne sont pas communiqués, ni l'inventaire des nouvelles donations aux collections de l'Association, ni informée des achats directs du département ni de leur statut.

Aucune autorisation de «prêt» de ses collections n'a été demandée, ni accordée par le Conseil d'Administration.

En 2002, l'Association a organisé, avec un grand succès, deux expositions qui ont attiré de nombreux visiteurs, mais pour juin, au moment de la 39ème Foire à la Photo, il n'y avait rien pour y attirer ce public international,.

Par ailleurs, le Photo club du Val de Bièvre, qui est à la l'origine du Musée et en est la «section d'activités pédagogiques du Musée», est écarté délibérément de tout atelier de formation.

L'Association du Musée Français de la Photographie réunit des experts dans tous les domaines de la photographie, de la muséographie et de l'animation qui viennent bénévolement pour aider au développement de ce Musée.

Ceux-ci ne sont acceptés que pour quelques travaux de manœuvres tels que: classement de documentation technique, identification de plaques de verre photographiques ou reproduction d'images, alors qu'il y a un travail d'étude et de diffusion de cette histoire et de son évolution à faire, ainsi que l'établissement de panneaux explicatifs permettant la compréhension de l'exposition par tout public, même non averti.

Il faut aussi préparer l'avenir en suscitant des donations des nouvelles technologies dont les progrès s'améliorent et disparaissent chaque jour sans laisser de souvenir.

Mais pour cela, il faut accepter une collaboration compétente avec les membres de l'Association et participer à leurs réunions.

J'ai créé et animé ce Musée durant plus de quarante ans et on ne me demande plus rien, ce qui me peine bien entendu, mais je regrette par dessus tout que mes collaborateurs bénévoles qui m'ont assisté soient exclus du remaniement des salles d'exposition.