L'année 2002 ainsi que le début de cette année ont étés, jusqu'à l'écriture du courrier que vous venez de recevoir, lourds d'incertitudes concernant l'avenir d'un musée qui nous est cher à tous.
Il était impossible, malgré certaines informations de temps en temps, de distinguer une ligne de conduite ferme et constante. La réalisation du futur musée de la photographie sur le terrain d'envol de Nadar pour la première photo aérienne tentée et réussie, assorti d'un complexe de cinémas et de trente mille mètres carrés de surfaces commerciales et de loisirs ainsi que d'un parking de mille quatre cents places, a été rejeté par une grande partie de la population. En outre il posait de gros problèmes d'accès depuis la voie raide 118 et d'adéquation aux règles d'urbanisme en vigueur.
Puis s'ouvrit une phase où le Conseil Général, épaulé par un rapport d'une inspectrice générale des musées décidait de mettre des réserves à Massy et envisageait une solution «multipolaire» proche de l'éclatement.
Au plan de l'Association (de gestion des collections) du Musée, il y eu aussi des soubresauts, mais la dernière revue de la convention signée avec le Département et actuellement en vigueur, vient pour la première fois calmer notre inquiétude en actant que le futur musée sera unique et sis à Bièvres. Le contrat Etat, Région et Département est là pour assurer une importante partie du financement.
Mais cet été le musée actuel 78 rue de Paris était provisoirement fermé en pleine foire à la photographie, et avec une information très réduite.
Depuis deux mois, des négociations étaient en cours entre la Municipalité de Bièvres et le Département en vue de trouver une solution, elles ont heureusement abouti depuis huit jours seulement selon les modalités suivantes: le musée pourrait trouver sa place au cur même de Bièvres en contrebas de la Mairie sur des terrains appartenant en partie à la commune. Les terrains en cause seraient suffisants pour le musée lui même à condition de trouver ailleurs les réserves et d'aménager convenablement les places de parking nécessaires.
L'Assemblée Générale prend acte de ces informations récentes, encore inconnues lors de sa convocation, et souhaite vivement son aboutissement proche.
Pour ce qui est de notre action, l'A. G. est d'avis de continuer une année encore au ralenti la politique d'achats en accord avec la direction du musée.
En accord avec Madame Guimard, nous venons d'acquérir trois gravures pré-photographiques par le procédé du Physionotrace qu'elle aurait elle même souhaité faire acheter par le Département, mais en a été empêchée faute d'un délai suffisant pour en obtenir l'autorisation. Ce détail (vu le faible coût de l'opération) montre tout l'intérêt de notre présence et de l'utilité d'un dialogue entre nous ainsi que de notre autonomie de gestion et donc de faculté de décider en toute connaissance de cause.
Le Leica Ø n'est toujours pas transféré, car pas plus que nous, l'association (de gestion des collections) du musée ne se considère pas en mesure d'entreposer des dons ailleurs que dans le musée.
Le Département de l'Essonne, nous incite depuis des années à remplir plusieurs formulaires de demandes de subventions à des titres divers alors qu'en réponse a celle que nous lui avons adressée l'an dernier il nous répond que nos activités ne sont pas subventionnables au vu de ses propres règles. Il nous faudra à nouveau expliquer notre rôle et notre apport particulièrement apprécié quand il faut aller vite pour repérer une opportunité d'acquisition intéressante pour combler un vide dans les collections d'images comme de matériel ou de documentation.
Dans les conditions actuelles, n'ayant aucun reçu des pièces transférées, nous suspendons les donations jusqu'à ce que les choses soient claires, mais nous poursuivons notre politique d'appels aux dons ainsi que d'achats.
L'Assemblée Générale partage cette manière de voir, demande les reçus des pièces transférées et poursuivra son action engagée avec l'accord de la
direction du musée pour les prochains achats d'opportunité.
Nous devons enfin remercier la ville de Bièvres qui, comme par le passé, nous a accordé la subvention que nous lui avions demandée, marquant ainsi son attachement à la permanence du musée à Bièvres.